Éclairage public : des villes françaises 100% LED

Une directive européenne stipule que les villes doivent progressivement remplacer leurs éclairages publics obsolètes et polluants. Après Vaucresson dès 2013, Istres en 2014, l’Île de Sein en 2015, Bry-sur-Marne en 2016, la ville de Saint-Mandé est la cinquième commune française à basculer en 100% LED, dont la quatrième dans les faits.

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Île de France : logements sociaux Vs patrimoine architectural

12e : du neuf et du grand au 64 avenue du docteur Arnold Netter

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Disparition de Hans Ruedi Giger

H.R. Giger
H.R. Giger

Son nom est associé aux effets spéciaux des films Dune, Alien ou plus récemment Prometheus. Le cinéma et la musique ont fait appel à lui. Mylène Farmer à d’ailleurs été comblée par son savoir faire.

Le designer et sculpteur  suisse Hans Ruedi Giger est décédé hier à l’âge de 74 ans des suites de blessures dues à une chute. Hospitalisé à Zurich, l'artiste a succombé à son accident.

 

Né le 5 février 1940 à Coire, H.R. Giger cultive très tôt une passion pour le fantastique et le macabre, des thèmes gothiques liés à la naissance, la mort et la sexualité.

Ce goût, très gothique, le conduit à étudier l'architecture et le dessin industriel à Zurich. Il réalise ensuite plusieurs documentaires de court-métrage. Très vite, il esquisse des créatures mutantes tout droit sorties des pires cauchemards. Certains de ces monstres prendront vie grâce à une technologie mécanique avancée. Un polymorphisme que l'auteur nomme « biomécanique ».

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Paris : l'emblématique cinéma Louxor

Construite dans le quartier de Barbès-Rochechouart en 1921 par l'architecte Henri Zipcy et le céramiste Amédée Tiberti pour le groupe Lutetia-Wagram, cette salle dotée d'une splendide façade art déco de style néo-égyptien sera inaugurée le 17 avril prochain et va rouvrir ses portes le 18 avril. Elle redeviendra ainsi le Palais du cinéma. Le bâtiment était à l'abandon depuis 1990.

 

Le 29 novembre 1983, le Louxor projette sa « dernière séance ». Le propriétaire, Pathé vend l’édifice à la société TATI qui souhaite ouvrir un grand magasin. Faute de pouvoir modifier la façade, le commerçant jette l’éponge et cède la gérance à un exploitant de night clubs. Auparavant boîte de nuit antillaise baptisée « La Dérobade », l’établissement devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de Paris nommée « Megatown ». La boîte ferme en 1990, après le décès de son fondateur David Girard. Laissé à l’abandon depuis, le bâtiment périclite.

L’imposant immeuble du Louxor se situe à la confluence des 10e, 18e et 9e arrondissements. Son devenir, longtemps débattu, dépend de la politique volontariste de la Ville de Paris à renouveler ou à réhabiliter son parc urbain. La Ville rachète l’édifice en 2003 à Fabien Ouaki, héritier des magasins Tati. Elle y a depuis investi 25 millions d'euros en travaux, confiés à l'architecte Philippe Pumain. Un budget de 29 millions d'euros avait été initialement prévu.

 

Le colossal chantier s'est achevé récemment. Les façades ont été intégralement restaurées dans leur état de 1921, avec restitution des mosaïques, vitraux et grands mâts égyptiens disparus. Les décors, faux marbres peints, frise néo-grecque, masques de pharaon en relief, hiéroglyphes recréés. Il a fallu un minutieux travail d'archives pour arriver à ce résultat. La grande salle de cinéma comporte 334 fauteuils au lieu des 1 100 d'origine. Elle a été réhabilitée avec ses trois niveaux - l'orchestre, le balcon et le poulailler -. Deux nouvelles petites salles viennent compléter le nombre de places et en présentent respectivement 136 et 71. Le total s’élève à 541 fauteuils. L'établissement est accessible aux personnes à mobilité réduite. Au deuxième étage, un bar-club accueillera les convives qui profiteront d’une terrasse panoramique avec une vue imprenable sur le Sacré-Cœur. Parallèlement aux travaux, Michel Gomez a lancé en septembre 2012 un appel d'offre pour la gestion du cinéma. Les candidats avaient jusqu'au 17 octobre pour déposer une lettre d'intention en fournissant des éléments financiers et juridiques. Début décembre, Philippe Pumain qui a supervisé l'ensemble de l'ouvrage, a confié : « Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même ».

 

La Ville de Paris, soucieuse d'étoffer l’offre cinématographique du nord-est parisien, et de conserver cet élément du patrimoine culturel et architectural (qu'elle soutient à hauteur de 1,2 million d'euros par an), dont la façade et les toitures ont été inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1981, veut développer un concept hybride « art et essai, populaire ». La programmation sera composée d’anciens et nouveaux films, notamment de cinéastes le l’hémisphère sud, ainsi que de l’actualité du box office.

La réhabilitation du Louxor s'inscrit également  dans le cadre du projet de requalification urbaine et culturelle de la ville. Au nombre de 90 en 1950, les cinémas sont à peine une vingtaine aujourd'hui dans les 9e, 10e et 18e arrondissements.

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